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Tome deuxième.
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4^8 ÉLOGE DE M. BUCQUET.

Plusieurs chimistes, médiocres sans doute (car,en général, ce n’est pas à ceux qui possèdent lemieux une science, qu’on peut reprocher d’en abu-ser en lui donnant trop d’étendue), plusieurs chi-mistes avaient fait de la chimie à la médecine desapplications aussi ridicules dans la théorie que dan-gereuses dans la pratique. La plupart de ces théoriesont disparu; mais quelques-uns des préjugés qu’ellesont introduits dans la médecine ont subsisté aprèselles. M. Bucquet employait une partie de ses coursà combattre ces préjugés, à montrer combien lesprincipes chimiques qui leur servaient de baseétaient précaires, combien l’application en étaitfausse. Comme il comptait beaucoup de médecinsparmi ses disciples, il croyait ce préservatif néces-saire; et il ne faut pas s’imaginer qu’il soit très-aiséde débarrasser la médecine de ces prétendues théo-ries : la charlatanerie les a fort multipliées. On saitqu’un vif intérêt enfante la crédulité, et qu’ainsi lenombre des charlatans dans chaque science croît enraison de l’importance plus grande que les hommesattachent à son objet.

Nous avons dit que M. Bucquet avait embrassédans ses études toutes les sciences qui tiennent à lamédecine, et par conséquent toutes les sciences phy-siques; on lui en a fait un reproche, mais nousosons croire qu’il n’était pas fondé. A la vérité, lesdétails de chaque science sont immenses, et ce seraitun projet chimérique de vouloir les approfondirtoutes : aussi M. Bucquet n’avait eu garde de formerce projet; mais il voulait savoir du moins les pria-