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Tome deuxième.
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ÉLOGF. DE M. BUCQUET. 4^9

cipes de ces sciences, connaître la méthode qu’on ysuit, en saisir les grands résultats, embrasser leursystème tout entier, observer leurs rapports, étudiersurtout les liaisons que chacune d’elles pourraitavoir avec la science qui était le premier objet deses travaux, les ressources quelle pouvait tirer desautres sciences, et les avantages qua son tour ellepouvait leur procurer.

En comparant ce que nous avons dit de M. Bucquet,avec le peu de durée de sa vie, on sera étonné qu’elleait pu suffire à tant de travaux, et il s’en faut de beau-coup que nous ayons tout dit. Eu 1776, après lamort de M. Roux, il fut chargé d’un cours de chimieaux écoles de médecine, et la réputation méritée quelaissait M. Roux rendait cette tâche difficile à rem-plir. M. Bucquet se livrait en même temps à la pra-tique de la médecine; il partageait son temps entreses cours, ses laboratoires et ses malades, commedans le temps de ses études il l’avait partagé entreles amphithéâtres et les hôpitaux.

M. Bucquet était marié; il avait épousé une de sesparentes, qu’il aimait et dont il était aimé. En vivantavec elle depuis son enfance, il n’avait vu se déve-lopper en elle que des vertus ou des qualités aima-bles. Sûr qu’il aurait dans sa femme une amie tendre,et que ses enfants'auraient une bonne mère; sentantqu’il était nécessaire à son bonheur, comme elle l’é-tait au sien, il ne songea, en s’unissant à elle, qu’àassurer la douceur de la vie de tous deux, en lais-sant à ses talents le soin de leur fortune : la pratiquede la médecine lui en offrait le moyen le plus prompt