ELOGE DE M. BERTIN.
45o
L’effet de la respiration sur les veines du foie afourni à M. Bertin le sujet d’un autre mémoire; ily montre que, pendant l’inspiration naturelle, lapression exercée sur les veines hépatiques fait gon-fler les veines jugulaires, les deux veines caves etleur sinus; que ce gonflement cesse dans l’expirationnaturelle, tandis que dans l’inspiration et l’expira-tion forcées, le gonflement a lieu également; et iltire de ces observations des conséquences impor-tantes pour la physiologie et pour l’usage de la mé-decine. Par exemple, c’est à cet effet qu’il attribuel’utilité de tous les exercices qui augmentent l’actiondes muscles du bas-ventre sur le foie, et qui par lày raniment la circulation languissante, tandis qu’aucontraire les purgatifs qui diminuent l’action desmuscles ou des viscères sur les vaisseaux du foie,doivent dégager la tête et la rendre plus libre.
En 1766, M. Bertin donna un mémoire sur lacomparaison des glandes lacrymales et des conduitsdestinés à recevoir les larmes dans l’homme et dansles animanx. Il trouve que dans un grand nombred’espèces les points et les conduits lacrymaux n’exis-tent point, et qu’une ouverture du sac nasal rem-plit les fonctions de ces organes. Cette construction,plus simple, est plus avantageuse, surtout pour lesanimaux dont les yeux sont plus exposés à l’effetde la poussière : ils sont moins sujets aux fistuleslacrymales. Ce n’est point ici le seul cas où l’examendes animaux nous ait prouvé que, parmi les moyensqui ne sont point contraires aux lois de la nature,elle 11’a pas toujours choisi, en faveur de notre es-