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Tome deuxième.
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ELOGE DE M. BERTIN.

45 I

pèce, ceux qui semblent les plus simples et les plusavantageux, comme si elle eût voulu par-là donnerà l’homme une leçon de modestie. Nous n’avonsparlé ici que d’une partie des mémoires que M. Ber-tin a envoyés à l’Académie. Quoiqu’il eût été faitassocié vétéran dès 1748, et qu’il pût. se plaindrequ’on eût jugé trop tôt sa maladie incurable, il nes’est jamais cru dispensé de faire hommage de sestravaux à la compagnie qui l’avait adopté d’une ma-nière si honorable, et il a sacrifié sans peine toutautre sentiment à celui du respect et de la recon-naissance. On voit, dans tous ses ouvrages, cetamour de la vérité, la plus noble passion qui puisseanimer un vrai savant, le seul sentiment par lequelil soit réellement élevé au-dessus du commun deshommes qui ne peuvent l’éprouver au même degré,et dont un grand nombre est même condamné àne pas le concevoir. Il défendait les découvertesd’autrui contre ceux qu’il soupçonnait de vouloirles usurper ou les nier, avec le même zèle qu’il eûtdéfendu ses propres intérêts. Il cherchait avec soindans les ouvrages de ceux qui l’avaient précédé, jus-qu’aux plus petites traces des découvertes que lui-même avait développées; il craignait jusqu’au scru-pule de leur faire la moindre injustice; et par-là ila mérité qu’on lui pardonnât la chaleur peut-êtretrop grande avec laquelle il a quelquefois défenduses droits lorsqu’il les croyait fondés. Isolé, n’ayantd’autre appui que lui-même, frappé d’un événementqui avait suspendu longtemps ses travaux et différéla publication de ses recherches, craignant que le

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