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Tome deuxième.
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456
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456 ÉLOGE DE M. DE COURTANVAUX.

lorsqu’elles furent finies, il ne put s’empêcher dejeter un dernier regard vers la vie, si adhuc, dit-ilen se servant des paroles de saint Martin, si adhucsum necessarius huic populo, non recuso lahorem, etil regardait ses enfants. La religion elle-même nepeut désapprouver ce mouvement échappé de l’âmed’un père qui laisse après lui des enfants jeunes,sans appui, presque sans fortune, et déjà condamnésau plus grand des malheurs, à ne plus jouir des soinset des consolations de la tendresse maternelle. Leprêtre qui l’exhortait, exigeant une résignation plusentière, ajouta ces paroles du même saint, sed ta-menfiatvoluntas tua; fiat, dit le mourant, et il expira.

Son désintéressement était tel, que, malgré l’éco-nomie la plus sévère, il n’a pu laisser à ses enfants,privés des secours et des talents d’un si bon maître,que le faible patrimoine qu’il avait reçu, augmentéseulement de sa gloire, qui doit rejaillir sur eux,et de l’intérêt que les malheurs de leur père doiventinspirer.

ELOGE DE M. DE COURTANVAUX.

François-César le Tellier, marquis de Courtan-vaux,duc de Doudeauville, grand d’Espagne de lapremière classe,capitaine-colonel des Cent-Suisses dela garde du roi, naquit à Paris en 1718, de FrançoisMacé, marquis de Courtanvaux, et d’Anne-Louisede Noailles.