ÉLOGE DE M. DE MAUREPAS.
477
férant, dans chaque époque de sa vie, la sciencedont il croyait en ce moment que l’étude ou l’appli-cation à la pratique seraient plus utiles à son pays.
Nos progrès dans l’art de la construction ontégalé, surpassé même ceux que les autres nationsont pu faire dans le même espace de temps ; laFrance a produit plus d’ouvrages importants sur lamarine, que l’Angleterre même; et comment, sansles avantages de cette union entre les sciences et l’artnautique, union également nécessaire et plus né-cessaire qu’on ne croit aux progrès de tous lesarts, un peuple dont la marine ne peut être ni lepremier objet,.ni la principale occupation, aurait-il pu s’élever au niveau d’une nation qui la regardecomme sa puissance et la source de ses richesses?
Les déterminations astronomiques de plusieurspoints, qui n’étaient connus auparavant que pardes estimes , l’exactitude des instruments qui se per-fectionnent sans cesse , la découverte de nouveauxinstruments et de méthodes nouvelles, la multi-plication même des observations qui se corrigentet se réforment mutuellement; toutes ces causesexigent dans les cartes marines de fréquents change-ments et des corrections perpétuelles. M. de Mau-repas ordonna un grand nombre de cartes nou-velles, envoya des officiers examiner des côtes peuconnues, et déterminer des positions importantes,mais qui restaient encore incertaines; il mit plusd’activité et de suite dans le travail habituel de lacorrection des cartes et du recueil des observations.Nous sommes forcés encore de supprimer les détails