ÉLOGE DE M. BERNOULLI.
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des académies de Pélersbourg, de Berlin , de Turinet de Manheim, de la société économique de Berne,naquit à Groningue le 9 février 1700, de Jean Ber-noulli, alors professeur de mathématiques dans l’u-niversité de cette ville, et de Dorothée Falkner,d’une des plus anciennes et des plus illustres famillesde Bâle.
Fils et neveu de deux mathématiciens célèbresque la voix de leurs contemporains avait placés àcôté de Newton et de Leibnitz, on croirait que lejeune Daniel Bernoulli, formé dès son enfance, parson père, dans l’étude des mathématiques, est de-venu géomètre pour suivre, en quelque sorte, la vo-cation de sa famille, et qu’heureusement la naturea secondé ce que le hasard de la naissance avait pré-paré; cependant on avait d’abord destiné M. DanielBernoulli au commerce ; mais ses yeux étaient accou-tumés dès l’enfance à l’éclat de la gloire, et on 11eput le résoudre à les abaisser sur la fortune. Alorson l’obligea de suivre les études de médecine, travailplus analogue du moins à son goût et à son génie.A la vérité on n’avait pas négligé de lui donnerquelques leçons de mathématiques. Jean Bernoulli,son père, regardait ces sciences comme le fondementde toutes les autres, comme un instrument utiledans toutes les professions de la vie ; mais sa ma-nière de les enseigner eût rebuté tout enfant qui neserait pas né pour elles. Un jour, pour essayer lesforces de son fils, il lui proposa un petit problème;le jeune Daniel l’emporte dans son cabinet, l’exa-mine, le résout, revient, palpitant de joie, le rap-