ÉLOGE DE M. BERJNOULLI.
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d'une figure quelconque, dont le principe général aété donné depuis par M. D’Alembert, est devenue,entre les mains de ce même géomètre et de MM. Eu-ler et de La Grange, un des édifices les plus hardisque l’esprit humain ait élevés dans ce siècle; maison ne peut refuser à M. Bernoulli la gloire d’en avoirposé les premiers fondements.
M. D’Alembert avait résolu, en 17471 le problèmedes cordes vibrantes, en donnant le premier, sousleur véritable forme, les équations intégrales de ceproblème : cette solution avait toute la généralitédont la nature de la question la rend susceptible.M. Euler, peu de temps après, en donna une fondéesur les mêmes principes, et où il est conduit auxmêmes résultats par une méthode semblable. Cesdeux grands géomètres ne différaient que sur lamanière d’assujettir à la loi de continuité les fonc-tions arbitraires que le calcul introduisait dans lesintégrales. M. Bernoulli prétendit que la méthodede Taylor, qui, le premier, avait résolu le problèmedes cordes vibrantes, mais dans une hypothèse par-ticulière, était, par sa nature, aussi générale que lanouvelle méthode, et il réduisait par là le mérite dela solution qu’elle donne, à celui d’avoir su employerune analyse alors toute nouvelle, celle des équationsaux différences partielles.
Il y avait dans cette dispute deux questions biendistinctes : l’une sur la généralité des méthodes elles-mêmes; et sur cette première question, peu de géo-mètres ont été de l’avis de M. Bernoulli; l’autresur la véritable étendue de ces méthodes appliquées
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