ÉLOGE DE M. BERNOULLI.
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Ces recherches apprennent à distinguer, dans lestables particulières, les articles qui, présentant desrésultats trop improbables, forceraient de supposerque la nature s’est écartée de ces lois; alors ces ré-sultats doivent être rejetés, à moins que leur vériténe soit établie sur une autorité presque invincible.
Les astronomes, à qui leurs observations donnentdes déterminations différentes, en forment ordinai-rement une valeur moyenne, en divisant la sommedes valeurs par leur nombre. M. Bernoulli les avertitque cette règle ne peut être juste qu’en supposantles observations également probables, et qu’une hy-pothèse si gratuite n’a pu s’établir que par l’opinionde l’impossibilité absolue de connaître les rapportsdes probabilités différentes, que peuvent avoir desobservations faites avec des précautions égales enapparence. Il cherche ensuite à déterminer ce rap-port, d’après la seule connaissance de la différenceplus ou moins grande des quantités observées.
Si les principes qu’il a employés ont pu paraîtreun peu trop arbitraires, on lui doit du moins de lareconnaissance, pour avoir fait sentir aux géomètresla nécessité de soumettre à un nouvel examen unerègle admise jusqu’à lui par tous ceux qui avaient àréduire des observations de quelque genre que cesoit ; et plusieurs mathématiciens célèbres n’ont pastrouvé ce sujet indigne de leurs recherches.
Les horloges les mieux construites sont exposéesà des dérangements; les uns tiennent à des causesphysiques, d’autres paraissent absolument irrégu-liers: ceux-ci peuvent seuls être l’objet du calcul