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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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mirer; qu’il descende à d’indignes artifices sansêtre avili; qu’occupé d’établir une religion et d’ele-ver un empire, il soit amoureux sans être ridicule ,qu’en commettant tous les crimes il ne fasse paséprouver cette horreur pénible qu inspirent les scé-lérats; qu’il ait à la fois le ton d’un prophète et lelangage d’un homme de génie; quil se montie su-périeur au fanatisme dont il enivre ses ignorants etintrépides disciples, sans que jamais la bassesse, altachée à l’hypocrisie, dégrade son caractère, q . ^ ^

ses crimes soient couronnés par I e succès; <1triomphe et qu’il paraisse assez puni par ses temor svoilà ce que le talent dramatique neùt pu aire, sin’avait été joint à un esprit supérieur.

Mahomet fut d’abord joué à Lille en 174*- Onremit à Voltaire, pendant la première représentation,un billet du roi de Prusse, qui lui mandait la victoirede Molwitz; il interrompit la pièce pour le liie auxspectateurs. Vous verrez , dit-il à ses amis leunisautour de lui, que cette pièce de Molwitz fera leussula mienne. On osa la risquer à Paris; mais les eusfanatiques obtinrent, de la faiblesse du cardinade Fleury, d’en faire défendre la représentation. Vol-taire prit le parti d’envoyer sa pièce à Benoît Xl\,avec deux vers latins pour son portrait. Lambei tim,pontife tolérant, prince facile, mais homme de beaucoup d’esprit, lui répondit avec bonté, et lui envoyades médailles. Crébillon fut plus scrupuleux que epape, line voulut jamais consentir à laisser jouei unepièce qui, en prouvant qu’on pouvait porter la tei 1 eurtragique à son comble, sans sacrifier 1 intérêt et sans