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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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révolter par des horreurs dégoûtantes, était la satiredu genre dont il avait l’orgueil de se croire le créateuret le modèle.

Ce ne fut qu’en 1761 que M. d’Alembert, nommé,par M. le comte d’Argenson, pour examiner Maho-met , eut le courage de l’approuver, et de s’exposer,en même temps, à la haine des gens de lettres liguéscontre Voltaire, et à celle des dévots; courage d’au-tant plus respectable, que l’approbateur d’un ou-vrage n’en partageant pas la gloire, il ne pouvaitavoir aucun autre dédommagement du danger auquelil s’exposait, que le plaisir d’avoir servi l’amitié etpréparé un triomphe à la raison.

Zulime n’eut point de succès, et tous les effortsde l’auteur pour la corriger, et pour en pallier lesdéfauts, ont été inutiles. Une tragédie est une expé-rience sur le cœur humain , et celle expérience neréussit pas toujours, même entre les mains les plushabiles. Mais le rôle de Zulime est le premier authéâtre où une femme passionnée, et entraînée à desactions criminelles, ait conservé la générosité et ledésintéressement de l’amour. Ce caractère si vrai,si violent et si tendre, eût peut-être mérité l’indul-gence des spectateurs, et les juges du théâtre auraientpu, en faveur de la beauté neuve de ce rôle, pardon-ner à la faiblesse des autres, sur laquelle l’auteurs’était condamné lui-même avec tant de sévérité etde franchise.

Les Discours sur l’homme sont un des plus beauxmonuments de la poésie française. S’ils n’offrentpoint un plan régulier comme les Épîtres de Pope ,