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Tome quatrième.
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VIF. DE VOLTAIRE.

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échappées à sa plume, et y avait ajouté son immortelEssai sur les mœurs et l’esprit des Nations.

Longtemps Voltaire s’était plaint cpie, chez lesmodernes surtout, l’histoire d’un pays fût celle deses rois ou de ses chefs; t|u’elle ne parlât que desguerres, des traites ou des troubles civils; que l’his-toire des moeurs, des arts, des sciences, celle deslois, de l’administration publique, eût été presqueoubliée. Les anciens même, où l’on trouve plus dedétails sur les moeurs, sur la politique intérieure,n’ont fait en général que joindre à l’histoire desguerres, celle des factions populaires. On croirait,en lisant ces historiens, que le genre humain n’a étécréé que pour servir à faire briller les talents poli-tiques ou militaires de quelques individus, et quela société a pour objet, non le bonheur de l’espèceentière, mais le plaisir d’avoir des révolutions à lireou à raconter.

Voltaire forma le plan d’une histoire où l’on trou-verait ce qu’il importe le plus aux hommes de con-naître : les effets qu’ont produits sur le repos ou lebonheur des nations, les préjugés, les lumières, lesvertus ou les vices, les usages ou les arts des diffé-rents siècles.

Il choisit l’époque qui s’étend depuis Charlema-gne jusqu’à nos jours; mais, ne se bornant pas auxseules nations européennes, un état abrégé de l’étatdes autres parties du globe, des révolutions qu’ellesont éprouvées, des opinions qui les gouvernent,ajoute à l’intérêt et à l’instruction. C’était pour ré-concilier madame du Châtelet avec l’étude de l’his-