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Tome quatrième.
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VI F. DK VOLTAIRE.

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loire, qu’il avait entrepris ce travail immense qui leforça de se livrer à des recherches d’érudition qu’onaurait crues incompatibles avec la mobilité de sonimagination et l’activité de son esprit. L’idée d’êtreutile le soutenait; et l’érudition ne pouvait être en-nuyeuse pour un homme qui, s’amusant du ridicule,et ayant la sagacité de le saisir, en trouvait une sourceinépuisable dans les absurdités spéculatives ou pra-tiques denospères, et dans la sottise de ceux qui lesont transmises ou commentées en les admirant avecune bonne foi ou une hypocrisie également risibles.

Un tel ouvrage ne pouvait plaire qu a des philo-sophes. On l’accusa d’être frivole, parce qu’il étaitclair, et qu’on le lisait sans fatigue; on prétenditqu il était inexact, parce qu’il s’y trouvait des erreursde noms et de dates absolument indifférentes; etil est pi ouve , par les reproches même des critiquesqui se sont déchaînés contre lui, que jamais, dansune histoire si étendue, aucun historien n’a étéplus fidèle. On l’a souvent accusé de partialité, parcequ’il s’élevait contre des préjugés que la pusillani-mité ou la bassesse avait trop longtemps ménagés :et il est aisé de prouver que, loin d’exagérer lescrimes du despotisme sacerdotal, il en a plutôt di-minué le nombre et adouci l’atrocité. Enfin , on atrouvé mauvais que, dans ce tableau d’horreurs etde folies, il ait quelquefois répandu sur celles-ci lestraits de la plaisanterie; qu’il n’ait pas toujours parlésérieusement des extravagances humaines, commesi elles cessaient d’être ridicules, parce qu’elles ontété souvent dangereuses.