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Tome quatrième.
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VIF II K VOLTAIRE.

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qui déjà était affecté, contracta bientôt un vice incu-rable.

A. peine, dans le long intervalle entre cet accidentfuneste et sa mort, pouvait-il reprendre sa tête pen-dant quelques moments de suite, et sortir de la lé-thargie où il était plongé. C’est pendant un de cesintervalles qu’il écrivit au jeune comte de Lalli, déjàsi célèbre par son courage, et qui depuis a méritéde l’être par son éloquence et son patriotisme, ceslignes, les dernières que sa main ait tracées, où ilapplaudissait à l’autorité loyale dont la justice venaitd’anéantir un des attentats du despotisme parlemen-taire. Enfin il expira le 3o de mai 1778.

Grâce aux progrès de la raison et au ridicule ré-pandu sur la superstition, les habitants de Paris sont,tant qu’ils se portent bien, à l’abri de la tyrannie desprêtres; mais ils y retombent, dès qu’ils sont mala-des. L’arrivée de Voltaire avait allumé la colère desfanatiques, blessé l’orgueil des chefs de la hiérarchieecclésiastique; mais en même temps elle avait ins-piré à quelques prêtres l’idée de bâtir leur réputa-tion et leur fortune sur la conversion de cet illustreennemi. Sans doute ils ne'se flattaient pas de le con-vaincre, mais ils espéraientle résoudre à dissimuler.Voltaire, qui désirait pouvoir rester à Paris, sans yêtre troublé parles délations sacerdotales, etqui,parune vieille habitude de sa jeunesse, croyait utile pourl’intérêt même des amis de la raison , que des scènesd’intolérance ne suivissent point ses derniers mo-ments, envoya chercher dès sa première maladie unaumônier des Incurables, qui lui avait offert ses ser-IV. 11