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Tome quatrième.
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VIE UE VOLTAIRE.

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On préféra de négocier avec le ministère. N’osantni blesser l’opinion publique en servant la ven-geance du clergé, ni déplaire aux prêtres en les for-çant de se conformer aux lois, ni les punir en éri-geant un monument public au grand homme dontils troublaient si lâchement les cendres, et en le dé-dommageant des honneurs ecclésiastiques qu’il mé-ritait si peu, par des honneurs civiques dus à songénie et au bien qu’il avait fait à la nation, les minis-tres approuvèrent la proposition de transporter lecorps de Voltaire dans l’église d’un monastère dontson neveu était abbé. Il fut donc conduit à Scellières.Les prêtres étaient convenus de ne pas troubler l’exé-cution de ce projet. Cependant deux grandes dames,très-dévotes, écrivirent à l’évêque de Troyes pourl’engager à s’opposer à l’inhumation, en qualitéd’évêque diocésain. Mais heureusement, pour l’hon-neur de l’évêque, ces lettres arrivèrent trop tard : etVoltaire fut enterré.

L’Académie française était dans l’usage de faireun service aux Cordeliers pour chacun de ses mem-bres. L’archevêque de Paris, Beaumont, si connupar son ignorance et son fanatisme, défendit de fairece service. Les Cordeliers obéirent à regret, sachantbien que les confesseurs de Beaumont lui pardon-naient la vengeance, et ne lui prêchaient pas la jus-tice. L’Académie résolut alors de suspendre cetusage, jusqu’à ce que l’insulte faite au plus illustrede ses membres eût été réparée. Ainsi Beaumont ser-vit malgré lui à détruire une superstition ridicule.

Cependant le roi de Prusse ordonna pour Voltaire