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Tome quatrième.
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VIE UE VOUTAI KE. l6g

satisfaire son orgueil, ses projets d’hypocrisie, ou sonattachement opiniâtre à ses opinions?

On a reproché à Voltaire son acharnement contreIWaupertuis; mais cet. acharnement ne se borna-t-ilpas à couvrir de ridicule un homme qui, par debasses intrigues, avait cherché à le déshonorer et àle perdre, et qui, pour se venger de quelques plai-santeries, avait appelé à son secours la puissance d’unroi irrité par ses insidieuses délations?

On a prétendu que Voltaire était jaloux, et on y arépondu par ce vers de Tancrède :

De qui dans l’Univers peut-il être jaloux ?

Mais, dit-on, il Vêtait de Buffon. Quoi ! l’hommedont la main puissante ébranlait les antiques co-lonnes du temple de la superstition, et qui aspirait àchanger en hommes ces vils troupeaux qui gémis-saient depuis si longtemps sous la verge sacerdotale,eût-il été jaloux de la peinture heureuse et brillantedes mœurs de quelques animaux, ou de la combi-naison plus ou moins adroite de quelques vains sys-tèmes démentis par les faits?

Jl l’était de J. J. Rousseau. 11 est vrai que sa har-diesse excita celle de Voltaire; mais le philosophe quivoyait le progrès des lumières adoucir, affranchir etperfectionner l’espèce humaine, et qui jouissait decette révolution comme de son ouvrage, était-il jalouxdel’écrivainéloquent quieùt voulu condamnerl’esprithumain à une ignorance éternelle? L’ennemi de lasuperstition était-il jaloux de celui qui, ne trouvant