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Tome quatrième.
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Vit Ut VOLTAIRE.

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plus assez de gloire à détruire les autels, essayait vai-nement de les relever?

Voltaire ne rendit pas justice aux talents de Rous-seau, parce que son esprit juste et naturel avait unerépugnance involontaire pour les opinions exagérées;que le ton de l’austérité lui présentait une teinted’hypocrisie dont la moindre nuance devait révolterson âme indépendante et franche; qu’enfm, accou-tumé à répandre la plaisanterie sur tous les objets,la gravité dans les petits détails des passions, ou dela vie humaine, lui paraissait toujours un peu ridi-cule. Il fut injuste, parce que Rousseau l’avait irritéen répondant, par des injures, à des offres de ser-vice, parce que Rousseau, en l’accusant de le persé-cuter lorsqu’il prenait sa défense, se permettait de ledénoncer lui-même aux persécuteurs.

Il était jaloux de Montesquieu : mais il avait à seplaindre de l’auteur de X Esprit des Lois , qui affectaitpour lui de l’indifférence et presque du mépris, moitiépar une morgue maladroite, moitié parunepolitiquetimide; et cependant ce mot célèbre de Voltaire :L’humanité avait perdu ses titres , Montesquieu les aretrouvés et. les lui a rendus , est encore le plus beléloge de XEsprit des Lois ; et ce mot passe même lesbornes de la justice. Il n’est vrai du moins que pourla France, puisque, sans parler des ouvrages d’Al-lbusius(x)etdequelques autres,les droits de l’huma-nité sont réclamés avec plus de force et de franchise

( 1 ) Jurisconsulte allemand du xvi e siècle. 11 soutenait, dès cetemps-là, que la souveraineté des États appartient au peuple.