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Tome douzième.
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SUR LE DÉCRET

opinions et des cultes ; promettez de ne pas la trou-bler, et continuez à croire que des lois d’intoléranceeussent été plus utiles. La loi dit que les sectateursde chaque culte nommeront leurs ministres. Eh bien,si les sectateurs du vôtre veulent qu’ils soient nom-més par des évêques, par le pape, cette même loileur en laisse la liberté. Si la loi fixe la forme del’élection des ministres du culte payés par le tré-sor public, elle ne vous oblige ni d’approuver cetteforme d’élection, ni de vous servir de ces mi-nistres.

Elle ne reconnaît pas les vœux religieux ; maisvous êtes libres d’en former; seulement vous nepourrez plus ni tourmenter, ni punir ceux qui vou-draient les rompre. Rien ne vous empêche doncde promettre d’obéir à ces lois.

Vous ne pouvez, dites-vous, jurer de les main-tenir. Eh bien, c’est encore une équivoque; car,maintenir une loi , signifie seulement empêcherqu’elle ne soit révoquée autrement que suivant lesformes autorisées par la constitution du pays, etvous ne prétendez pas sans doute avoir le droit defaire prévaloir vos opinions à main armée ; vous nevoulez ni conseiller, ni souffrir qu’on les établisse pardes moyens coupables.

S’ils ne trouvaient point ce langage dans la cons-titution; si elle paraissait leur offrir un autre sens,pourquoi ne pas se hâter de prévenir à la fois et lereproche de trahir leur conscience et celui d’être lesennemis de leur patrie ?

Ainsi, lorsque l’Assemblée nationale s’occupait des