DU 16 AOUT I79T, liTC. 1Ï
moyens de dissiper les troubles dont la religion estle prétexte, les prêtres papistes n’étaient pas les mi-nistres d’un culte religieux, mais un corps dont lesprincipes, dont la conduite menaçaient la tranquil-lité publique. Il ne s’agissait point de la liberté desopinions, ni même de celle des cultes, mais de recon-naître les intentions d’une association ennemie, etde lui ôter les moyens de nuire.
Il faut avouer cependant que la liberté religieusen’était pas totalement établie , et par conséquent quece défaut de liberté avait pu être aussi une causede troubles.
Mais aurait-il suffi de détruire cette cause pourfaire disparaître le danger ? Etait-ce bien cette li-berté, et cette liberté seule que voulaient les prêtresperturbateurs?
Tout observateur attentif apercevait cette chaînes’étendant de Coblentz au château des Tuileries, ettous les départements de la France liaient entre euxtous les fanatiques.
On voyait également dans les actions, dans lesdiscours, dans les ouvrages des prêtres dépossédés,le désir de reprendre l’empire, de redevenir les mi-nistres d’une religion exclusive : la liberté de leurculte, ils en appelaient hautement la destruction.
àvoir rendu aux citoyens le droit d’en exercer unautre, était, à leurs yeux, le comble de l’impiété.
Il est donc ici imprudent d’établir une liberté en-tière, sans renoncer à des précautions évidemmentnécessaires.
Mais il fallait que ces précautions ne portassent