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Tome douzième.
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DU 9.6 AOUT 1799, ETC.

projet. Trois millions à peu près de protestants n’au-raient été que des dissidents, des non-conformistesqu’on aurait tolérés.

Mais la liberté d’un autre culte catholique détrui-sant toute idée de domination religieuse, nécessitaitd’enlever aux prêtres toute influence et sur l’instruc-tion publique et sur les actes nécessaires à la libertédes citoyens.

Séparé absolument de l’établissement politiquede la société, un prêtre n’était plus un citoyen. Ainsi,tandis que ces prêtres désiraient des lois de rigueurqui pussent leur assurer l’empire, on pouvait craindrede raffermir par ces mêmes mesures ce pouvoir dan-gereux de la superstition ébranlé avec tous les autresdespotismes, et que les intérêts du genre humainordonnent de détruire. Il est également dangereuxpour la liberté, et de s’imposer l’obligation de favo-riser un culte plutôt qu’un autre, ou de se servir del’appui d’un de ces cultes. Il fallait réprimer lesprêtres ennemis de la constitution, mais ne pasdonner de nouvelles forces aux prêtres ennemis dela liberté et de l’indépendance des esprits.

Et ce milieu était difficile à tenir.

L’Assemblée nationale a d’abord exigé de tous lesministres du culte catholique le serment civique, etinterdit partout l’exercice public de ce culte, si lesprêtres 11’avaient pas rempli cette condition.

Comme ce serment est précisément celui que l’onexige de tout citoyen actif; comme la constitutiony attache le droit de n’obéir qu’aux lois qu’on afaites par soi-même ou par ses représentants; comme