SUR LA NOMINATION, 1ÎTC.
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Un parti caché s’efforce de nous y précipiter, et undes premiers devoirs des représentants du peuple estd’opposer de généreux efforts à cette tendance dange-reuse. Ne croyez pas, Messieu rs, qu ’il soit ici seulementquestion de cette pureté de principes si ridicule auxyeux du machiavélisme, et de prévenir des périls quimenaceraient la liberté des générations futures. Il s’a-git du salut delà chose publique; il s’agit pour nous-mêmes de rester libres, ou decesser de l’être. Gardons-nous d’espérer que nous pourrions nous arrêter aupoint où la corruption a conduit quelques autresnations. Lorsqu’elle se glisse dans une constitutiondéjà fortifiée par l’habitude, chez un peuple dont lesopinions politiques sont formées, son action est paisi-ble: son influence, presque insensible, ne porte àla prospérité publique que de sourdes atteintes.L’Etat paraît fleurir lors même qu’il a déjà dans sonsein le principe de la dissolution ; et ce n’est qu’a-près avoir épuisé le crédit par une dette immense,et attaqué, par les impôts, les sources de la repro-duction, que le mal frappe enfin les yeux inaltentifsde la multitude. Mais, dans une nation où la libertécommence, où la constitution naissante, après avoirexcité l’enthousiasme, a besoin de conquérir l’opi-nion , le système de la corruption enfanterait bien-tôt de nouveaux orages. En jurant de maintenir laconstitution, nous avons juré de veiller sur tous lesdangers qui peuvent la menacer, et la corruptionest le plus grand de tous; nous avons juré de lamaintenir tout entière, et la corruption détruiraitcette douce, cette juste égalité qui en est le carac-