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DISCOURS
d’absence. Dès lors, au moment même de la vacanced’une place, 1 élection du successeur pourrait êtreindiquée, et l’élection suivrait à l’instant la créationd’une place nouvelle; avantage sur l’importance du-quel il est inutile d’arrêter les regards de l’Assemblée.Qui ne voit, en effet, combien, si une circonstanceextraordinaire nécessitait une nouvelle institution,il serait précieux de pouvoir confier les choix à uneélection populaire , sans être rigoureusement obligé,ou de la donner au roi, ou de l’attribuer à l’Assem-blée même?
Ces électeurs seraient renouvelés chaque annéeau moment des élections générales; mais ils pour-raient être choisis de nouveau. Ce corps, peu nom-breux, présente de plus un grand avantage, celuide pouvoir plus aisément adopter une bonne formed’élection.
Dans ce moment et jusqu’aux élections généralesde l’année prochaine, les députés à l’Assemblée na-tionale de chaque département en désigneraient l’é-lecteur et son suppléant, et il serait difficile de voirdans cette nomination d’électeurs, faite une seulefois, aucun des dangers qu’on a cru voir dans la cu-mulation de la fonction d’élire avec les fonctions lé-gislatives.
Je passe au mode de destitution. Le comité desfinances proposa de décréter que les commissaires dela trésor erie ne seraient révocables par le roi, qu’a-vec le vœu du pouvoir législatif. On fit entendreque la destitution devait appartenir au roi seul; maiscette opinion servile n’osa se manifester ouverte-