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Tome douzième.
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AUX HOMMES LIBRES.

I I O

ne sont point les armées qu’ils cherchent à vaincre;ce n’est point la puissance nationale qu’ils veulentcombattre, c’est l’espèce entière des hommes libresqu’ils dévouent à la destruction. Croient-ils les inti-mider? Non, sans doute; mais ils satisfont la soif desang humain qui les dévore. Ils savent bien qu’ilss’exposeraient à d’horribles représailles, si la nationfrançaise était moins généreuse ; mais ce sont cesreprésailles mêmes qu’ils appellent : ils voudraientélever par là, entre leurs sujets et nous, une hainequi leur répondît d’une obéissance prête à leuréchapper. N’ont-ils pas déjà fait brûler les faubourgsde Courtraipar un traître qui, depuis, a passé dansleur armée? Ne se sont-ils pas opposés à ce queles victimes infortunées de celte trahison reçussentla réparation que leur offrait la France d’un dom-mage fait en son nom?

Et c’est après tous ces crimes commis de sang-fr oid,c’est après avoir épuisé contre nous toutes les perfi-dies du machiavélisme , toute la férocité des conqué-rants sauvages, qu’ils osent reprocher au peuplefrançais des excès dont nous gémissons et dont il serepent, mais où le ressentiment de leurs trahisons,le spectacle de leur férocité, l’indignation contreleurs insolentes menaces , l’ont entraîné malgré lui.

La nation française est juste; elle ne confond pointavec ses véritables ennemis un prince égaré pareux, au point de méconnaître ses intérêts les pluspressants. Elle ne confond point avec la maisond’Autriche, qui veut sa servitude ou sa ruine, leroi de Prusse, secrètement destiné par cette maison

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