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partagé avec l’Angleterre l’honneur d’éclairer vosvoisins asservis sur les vrais intérêts, sur les droitssacrés de l’humanité?
A l’époque de votre glorieuse révolution, il étaitnaturel, sans doute, que, dans un siècle encore livréaux préjugés et à l’ignorance, des hommes qui n’a-vaient jamais connu que la servitude se contentas-sent de conserver leurs anciennes franchises, etd’opposer à leurs ennemis la force d’une fédérationcommandée par le besoin. C’était beaucoup encoreque d’avoir pu la combiner, même grossièrement,au milieu de la guerre, entre les canons de Philippeet les bûchers de l’inquisition.
Aujourd’hui, les progrès de la raison humainevous imposent d’autres devoirs. Rien ne pourraitvous excuser de souffrir plus longtemps au milieude vous ce général, cet amiral héréditaire; comme sile talent de gagner des batailles et de conduire desflottes se transmettait aussi sûrement dans une fa-mille de princes, que la soif de l’or et l’esprit de latyrannie.
Songez que de tous ces Nassau, à peine un seul aservi votre liberté, et que tous les autres l’ont trahie.
Lorsque, lassés d’être libres sous l’administrationde Witt, vous avez rappelé le machiavéliste Guil-laume aux dignités de sa famille, quel service vousa-t-il rendu? 11 a fui devant l’armée de Louis XIV.Mais c’est au prix de votre or, de votre sang, qu’ils’est élevé sur le trône d’Angleterre. Il n’a dû qu’àvotre imprudente confiance ce pouvoir, dont il nes’est ensuite servi que pour violer vos droits avec