AUX BATAVES.
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de la liberté. U serait difficile de plier une de vosprovinces aux lois de la province voisine; mais il serafacile de leur persuader de se confondre toutes dansune régénération universelle, surtout lorsque, parl’effet de ce changement, la masse du peuple se trouveappelée à de nouveaux droits, lorsqu’elle abandonnedes lois qui l’avilissaient, pour en adopter qui la rap-pellent à la dignité première.
Qui pourrait vous arrêter aujourd’hui, vous qui,presque seuls, avez bravé l’Espagne et l’Autriche réu-nies? Ne trouverez-vous pas dans la France unealliée qui ne vous abandonnera plus, quand vousaurez, comme elle, tous les tyrans pour ennemis?Cette union intime des peuples libres va devenir lepremier de leurs intérêts et de leurs besoins, tant quela terre sera souillée par l’existence d’un roi, par l’ab-surdité d’un gouvernement héréditaire, tant que cettehonteuse production de l’ignorance et de la faiblessene sera point proscrite par le consentement univer-sel du genre humain.
Vous êtes gouvernés par l’influence de l’Angleterreet de la Prusse. L’une protège le perfide Nassau, àcondition qu’il la laissera paisiblement ruiner et op-primer votre commerce. L’autre exige de lui qu’il em-ploie vos trésors à soudoyer des troupes de terre, utilesà ses projets funestes à votre liberté. Toutes deuxconspirent avec lui l’anéantissement de votre marine,cette source de votre gloire aujourd’hui flétrie, cetunique boulevard de votre indépendance. Hâtez-vous de briser ce joug honteux. Déjà vos flottes ontcessé de couvrir l’Océan ; déjà vos possessions loin-XII.
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