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AUX GERMAINS.
contributions, nommerait les chefs de l’armée, ettravaillerait ensuite au plan de fédération. Or, lavolonté active d’une grande ville impériale, ou d’unprince puissant, aurait bientôt donné à un cercle lemouvement qui se communiquerait rapidement àtous les autres.
Il suffirait pour la Pologne de fournir des armesaux paysans, et de leur prouver que c’est pour eux-mêmes qu’ils vont combattre.
III. La troisième hypothèse est celle d’une entièrerévolution dont il n’est guère possible de prévoir leslimites.
Qui sait si, parcourant rapidement ces peuplesattachés par une chaîne de fer au sol qu’ils cultiventpour des maîtres, elle ne pénétrerait pas même jus-que dans la Russie ? Cette terre peut aussi porterdes hommes libres. Il ne faut qu’un léger mouvementpour rendre à leur indépendance première ces hor-des de Tartares plutôt tributaires que sujettes, plu-tôt enchaînées qu’asservies. Une bien faible lumièresuffit pour conduire à la liberté des hommes chez quila crainte de la mort est inconnue.
Depuis longtemps Moskow s’indigne de recevoir dePétershourg les ordres d’une usurpatrice étrangère,et la cloche de Novogorod (i), après trois siècles de
(i) Novogorod, fondée dans le cinquième siècle, a conservé plusde mille ans sa liberté et ses formes démocratiques. Elle résistaaux conquérants tartares pendant l’invasion des fils de Gengiskan.Cette république voulait bien avoir pour chefs les princes de laRussie; mais jamais elle ne reconnut en eux ni un droit hérédi-taire, ni une autorité supérieure à celle du peuple. Lorsque les