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Tome douzième.
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ATJX GKHMAINS.

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Aucune loi ne les enchaîne à la glèbe sur laquelle ilssont nés, aucun homme n’a le pouvoir de les vendrepour le service des rois. Aucune distinction avilissantene les sépare d’une caste orgueilleuse qui se croit endroit de les mépriser , parce qu’elle a la force de lesopprimer et de les piller. S’ils payent un impôt, c’estaprès que leurs représentants l’ont consenti en leurnom, et ils sont sûrs qu’il ne peut être employé quepour eux. Ceux qui font des lois suivant une forme im-médiatement approuvée, par tous ceux qui exercentune autorité sur les choses ou sur les actions qui doi-vent être assujetties à des règles communes, non-seulement tiennent ces pouvoirs des citoyens, maisont été nommés par eux; et si tous ont concouru ànommer ces magistrats, tous ont eu le droit à êtrechoisis pour en remplir les fonctions.

Un Français , s’il est opprimé, ne demande pointjustice ou grâce à un maître qui pourrait encore lepunir d’avoir osé se plaindre : il adresse, et sur sesgriefs personnels, et sur les intérêts publics, ses libresréclamations à ses égaux, avec cette dignité modested’un homme qui connaît ses droits et sait respecter,dans les officiers du peuple, la nation au nom delaquelle ils agissent.

Chaque trait de ce tableau présente un de nosavantages et un de vos malheurs. Mais on vous dira:« Voyez ce que ces biens ont coûté aux Français!« Voyez combien peu ils ont servi à leur bonheur!« Les croyez-vous donc si sûrs de les conserver ? Ils« crient à l’univers qu’ils sont libres, mais leur pros-« périté s’est évanouie. »