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Tome douzième.
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\ M , ETC. 1 7 I

Ces faits sont juridiquement prouvés, sont appuyéssur des faits authentiques. Une lettre trouvée surun caporal, tué le io, et écrite à sa fdle, ne laisseaucun doute sur les suggestions employées pourtromper les soldats.

On a dit que vous ne reconnaissiez point le peuplefrançais comme formant une nation, parce qu’il n’aplus de roi.Mais vous-mêmes vous n’en avez point, et lepeuple français ne refuse point de vous reconnaître.N’avez-vous pas aussi détruit la noblesse dans presquetous vos États, il y a quelques siècles? N’avez-vouspas, dans plusieurs cantons, chassé les prêtres del’Église romaine et saisi leurs biens? Et vous noustraiteriez en ennemis, parce que nous avons vouluvous imiter, parce que nous avons fait quelques siè-cles trop tard , ce que vous avez eu le bon sens defaire il y a longtemps! Il est vrai que nos lois ontaboli toutes les distinctions, et que les vôtres en ontconservé de toute espèce. Mais qu’en résulte-t-il,sinon que nous avons suivi, comme vous, dansvotre système politique, l’esprit du temps où noslois ont été faites?

Convenez, Monsieur, qu’un peuple a toujours ledroit de se donner des lois et de les changer ;convenez qu’il a le droit de se délivrer d’un roi, d’unseigneur qui a violé ses serments. Montrez que vousregardez notre conduite comme légitime, ou bienl’héritier de la maison d’Autriche viendra, de vieillesChartres à la main, revendiquer les droits que vouslui avez ôtés , la souveraineté dont vous l’avez dé-pouillé.