Band 
Tome douzième.
Seite
186
JPEG-Download
 

SUR LA. LISTE CIVILE.

1 86

Ainsi, i° le payement des gardes suisses jusqu’aurenouvellement des capitulations, jusqu’à leur sup-pression , comme faisant partie de la garde du roi,suppression ordonnée par la constitution, ne doitpas être à la charge de la liste civile, telle qu’ellesera fixée pour toute la durée du règne.

a° La dépense de l’éducation de l’héritier pré-somptif doit en être distraite. D’abord, parce que lepouvoir législatif devant régler par une loi le modede cette éducation, il doit, par une conséquence né-cessaire, en déterminer la dépense. Ensuite parce quele but de cette éducation est de placer la raison etles lumières sur le trône, et non de l’entourer d’unevaine décoration; parce que le but de cette éduca-tion est de rendre le roi constitutionnel digne del’estime des hommes éclairés, et non de frapper lesimaginations faibles d’un respect superstitieux pourle mot de roi. II n’existe donc nul rapport entre lasplendeur du trône et l’instruction de celui que lanation destine à l’occuper. Dans l’opinion de ceuxmême qui croient cette splendeur nécessaire, elledoit être d’autant plus sévèrement bannie de l’édu-cation, qu’ils la croient plus capable d’éblouir lesesprits.

3° Lorsque les personnes qui, soit pour des ser-vices domestiques, soit pour des motifs particuliers,avaient obtenu des pensions ou des retraites sur letrésor du peuple, alors confondu avec celui du roi,se présentèrent à l’Assemblée constituante, elle jugeaque les pensions données au nom de la nation, sup-posaient nécessairement des services publics, et elle