SUR LA LISTE CIVILE.
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chacune de ses grandes divisions; letat de toutesles personnes employées pour le service domestique,et celui de leurs appointements; de rendre ensuitele compte de l’exécution de ce projet de dépense, etdes différences qui peuvent se trouver, qui se trou-veront même nécessairement entre le projet et l’exé-cution; si, enfin il est obligé de rétablir au trésorpublic le salaire des places qui se trouveraient surl’état, et qu’on aurait laissées vacantes. Il n’est pasmoins nécessaire, qu’au tableau des personnes em-ployées pour le service domestique du roi, on ajoutecelui des individus qui auraient obtenu, sur cetteliste, des traitements, des pensions, des retraites.En effet, une loi sage les déclare incompatibles avecles traitements, les pensions que paye le trésor na-tional; et comment cette loi serait-elle exécutée, siaucune pièce publique ne constatait cet emploi dela liste civile ?
Par ces moyens simples, la liberté resterait en-tière, et la surveillance serait assurée. La mauvaisedistribution des dépenses ne serait pas réprimée,mais elle serait connue; et la censure de l’opinionpublique suppléerait à la force de la loi.
Je ne m’arrêterai pas à combattre l’idée qu’il nepeut être dû aucun compte d’une liste civile. Laseule qui existe d’une manière bien déterminée, celledont nous avons voulu copier jusqu’au nom, la listecivile du roi d’Angleterre, est bien loin d’être arbi-trairement disponible. Elle est chargée d’une portionconsidérable des dépenses publiques; elle est em-ployée en appointements de places qui ne peuvent