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SUR LA RÉVOLUTION DE 1 688 , ETC.
la loi, qu’une association particulière de citoyens,s’adressant à un prince étranger; et l’influence decette portion du peuple, armée pour sa propre dé-fense, était bien moins dangereuse pour la libertéque la présence d’une armée étrangère, dévouée auxvolontés d’un seul chef.
Le roi des Français était dans une impossibilitéde reprendre ses fonctions, aussi absolue, aussiréelle que celle où se trouvait le roi d’Angleterreaprès sa fuite, et les deux peuples se trouvaient demême sans aucun gouvernement.
Comme en Angleterre le parlement ancien n’étaitpas rassemblé, et ne pouvait être convoqué que parle roi; comme Jacques l’avait dissous, et avait en-suite rétracté l’ordre qu’il avait donné pour en ras-sembler un nouveau, il n’existait aucun pouvoir re-présentatif.
Mais le parlement d’Angleterre était composé dedeux chambres : l’une d’elles était héréditaire, et dèslors toujours subsistante. Ceux de ses membres,alors présents à Londres, se crurent investis, par lanécessité, du droit de s’emparer des pouvoirs. Ilss’assemblèrent, et remirent le gouvernement entreles mains du prince d’Orange. Guillaume accepta;mais il sentit que cependant le peuple anglais devaitêtre compté pour quelque chose, et que des séna-teurs héréditaires ne représentaient qu’eux-mêmes :son premier soin fut de convoquer les membres desanciennes chambres des communes qui se trouvaientà Londres, et avec eux une partie des officiers de lacité. Cette représentation irrégulière et incomplète