Band 
Tome douzième.
Seite
202
JPEG-Download
 

’Xiri

REFLEXIONS

confirma le vœu des seigneurs, et le prince fut chargépar elle du gouvernement, dont, suivant la loicommune, le droit de convoquer les assemblées na-tionales faisait partie. Alors il s’empressa d’en ap-peler une sous le nom de Convention : c’était celuiqu’avait porté l’assemblée qui rétablit Charles II, lenom de parlement étant rigoureusement réservépour celles dont la convocation est faite au nom duroi. Mais cette convocation de 1689 devait, commecelle de 1660, avoir précisément la même organisa-tion que les parlements, être, comme eux, divisée endeux chambres, dont l’accord était nécessaire pourformer le vœu national. Ainsi, la volonté d’environdeux cents chefs de familles riches pouvait s’opposerà celle du peuple entier ; et si quelques publicistesosent croire encore qu’une telle institution ne soitpas une de ces atteintes aux droits de l’égalité natu-relle qui ne peuvent être légitimées par aucun pou-voir, du moins doivent-ils convenir qu’elle est ab-surde et tyrannique, quand il s’agit de prononcersur ces questions fondamentales que les lois n’ontpas prévues, et sur lesquelles la volonté nationalen’est pas réellement interrogée, si elle ne l’est avecla plus entière égalité.

Dans la révolution du 10 août, l’existence d’uneassemblée de représentants du peuple, et les prin-cipes reconnus aujourd’hui par la France tout en-tière, ont prévenu ces irrégularités.

D’abord, ce n’est pas à un prince étranger ayantune armée à lui, et personnellement intéresséaux décisions invoquées, que le pouvoir exécutif a