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Tome douzième.
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SUR LA. RÉVOLUTION DE 1 688 , ETC. 20 7

veulent établir que cette maison possède la couronneparle seul droit d’hérédité; qu’elle ne l’a point re-çue du peuple ; que tous les droits, toutes les pré-tentions des anciens rois d’Angleterre à une puissancearbitraire, lui ont été transmis; et qu’ils veulent fa-voriser ces opinions du droit divin des rois, de l’o-béissance passive , de l’autorité de dispenser des lois,etc. ; en un mot, toutes ces maximes destructives dela liberté, professées autrefois par les Stuarts, et mi-ses en pratique par les Tudors.

C’est aussi d’après la même opinion d’un contratoriginaire, que les Provinces-Unies , que les Cantonssuisses, ont secoué le joug de leurs anciens seigneurs,qui étaient des chefs héréditaires et suprêmes dupouvoir exécutif; c’est également la violation deschartes souscrites par ces seigneurs qui a été le mo-tif de leur destitution, et, ni les Hollandais, ni lesSuisses, ne peuvent refuser de reconnaître la léga-lité , la justice de la conduite du peuple français,sans avouer qu’ils veulent se soumettre aux héritiersde la maison d’Autriche.

Les hommes qui, comme les Français, aiment lavéritable liberté, qui savent qu’elle n’existe pointsans une entière égalité, qui reconnaissent la souve-raineté du peuple, ne sont donc pas les seuls quidoivent approuver la révolution du 10 août. Elledoit l’être également, ainsi que la révolution d’An-gleterre, par tous ceux qui ne reconnaissent pas, dansles rois, dans les princes , un pouvoir indépendantdu peuple, et dont leurs usurpations ou leurs crimesne peuvent les priver; c’est-à-dire, par tous ceux