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Tome douzième.
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KEFLEXIONS

qui ne veulent pas être esclaves. Ce n’est pas seule-ment par les hommes qui veulent conserver tous lesdroits, que cette révolution doit être regardée commelégitime ; c’est par ceux qui ne veulent pas les perdretous, qui sont attachés à cette portion de leursdroits, conservée par les lois de leurs pays.

Les satellites des tyrans ont osé reprocher, commeun crime, aux Français, d’appeler tous les autrespeuples à la jouissance des premiers biens de l’homme,comme de ses premiers droits , la liberté et l’égalité;ils les ont accusés de vouloir bouleverser la terre,parce qu’ils voulaient y faire entendre la voix delàraison; et d’allumer partout le feu de la discorde,parce qu’ils cherchaient à faire briller la lumière dela vérité.

Aujourd’hui, ce n’est plus même de ce zèle, sirespectable et si lâchement calomnié, dont il peutêtre question : nous ne demandons point aux na-tions étrangères de s’élever à la hauteur des prin-cipes pour lesquels nous avons juré de combattrejusqu’à la mort; nous leur demandons de ne pasabandonner ceux que des hommes dignes de cenom professaient il y a quatre siècles, au milieu del’ignorance et de la superstition.

Nous leur demandons de ne pas descendre au-des-sous du quatorzième siècle, et de ne pas aiguiser cefer des tyrans, qui, aujourd’hui dirigé contre nousva bientôt se retourner contre elles-mêmes.

Nous disons aux Anglais, aux Hollandais, auxSuisses, aux Suédois, aux habitants des villes impé-riales, à ceux des sujets des princes de l’Empire qui