SUR LX RÉVOLUTION DE l688 , ETC. 209
ont encore conservé des franchises, aux noblesmême qui siègent dans les Etats de la Hongrie, del’Autriche, de la Bohême, que notre cause est laleur; nous leur disons qu’ils ne peuvent soutenirles maximts de l’empereur, du roi de Prusse, sansabjurer tous leurs droits, sans consacrer leur propreservitude.
Il existe deux espèces de constitutions libres, oudu moins ayant les formes de la liberté : les unes,comme celles d’une partie des États-Unis d’Amé-rique, ont un principe unique de décision; toutesles questions sur lesquelles il est indispensable deprononcer, toutes les affaires sur lesquelles le salutpublic exige de prendre un parti, sont nécessaire-ment décidées.
Les autres, au contraire, comme la constitutionanglaise, ont un double ou un triple principe de dé-cision. Dès lors, l’accord seul des pouvoirs à qui ledroit de prononcer est confié peut amener une ré-solution finale, et le défaut de ce concert entre desvolontés indépendantes peut arrêter l’action du sys-tème social.
Si de telles constitutions ont été le résultat desanciens usages d’un peuple; si, au moment où ellesont pris une forme régulière, ceux à qui elles don-naient le droit de contredire le vœu du peuple, onteu la sagesse de n’en pas user; si, à l’unité de prin-cipe, établie par la loi, leur politique en a substituéune autre, comme, par exemple, en Angleterre, lamaxime de ne jamais résister à deux chambres descommunes, et de n’en jamais contredire une seule,XII.
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