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Tome douzième.
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sur l’institution

a/ï6

exercer le droit d’exclure, qu’à l’ouverture ou à laclôture de ses fonctions; et il le peut alors sansdanger, surtout quand on le renouvelle en entier. Ala première époque, il n’a pu encore être corrompu;à la seconde, il est instruit par l’expérience, et n’aplus d’intérêt. La première est celle où ses membres,ayant pu souffrir, comme les autres citoyens, desvices de l’administration , doivent mieux juger lesfautes des administrateurs; la seconde est celle où,placés au centre des affaires, ils doivent mieux con-naître les hommes : c’est à la première qu’il convientde placer les destitutions ; mais la seconde doit êtrecelle des élections. En même temps, la crainte decette destitution périodique n’ôterait pas aux mi-nistres la force d’agir. Il est difficile d’imaginerqu’ils puissent être destitués pour une autre causeque la perte de la confiance publique. Je sais quecette opinion peut être injuste : mais l’homme ver-tueux voudrait-il continuer de gouverner une na-tion malgré elle ? Enfin , si la crainte d’être destituéagit sur ceux qui gouvernent, ne vaut-il pas mieuxqu’elle les porte à ménager l’opinion du peuple,plutôt qu’à flatter les passions ou les intérêts d’unroi?

Ün ne propose pas d’attribuer au corps législatif,en fonctions, le droit de destituer les ministres,parce qu’on ne pourrait l’accorder sans réunir lesdeux pouvoirs; réunion qui, sans doute, ne peutêtre très-dangereuse pour la liberté, si le corps lé-gislatif n’a qu’une courte durée; si une Conventionnationale périodique peut arrêter ses usurpations,