d’un conseil électif.
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confiée au corps législatif remédiera aux inconvé-nients de cette disposition, et préviendra ou feracesser les divisions qui s’élèveraient entre eux.
Ceux qui croiraient trouver plus d’unité et depromptitude dans le conseil d’un roi, seraient dé-mentis par l’histoire bien connue de ce qui se passedans ces conseils, où l’on voit sans cesse le défautde suite et d’ensemble, et tour à tour l’incertitude etla présomption, la lenteur et l’étourderie. Quant àla constance dans les plans, croit-on que deshommes placés pour dix années, révocables seule-ment une fois tous les deux ans, ne se regarderont pascomme plus fixes dans leur place, que s’ils dépen-daient des caprices d’un individu? Croit-on que ladurée moyenne de leur ministère ne sera pas plusgrande? Le mode de leur remplacement, que bien-tôt le sort des événements rendra successif, n’est-ilpas le meilleur moyen de prévenir l’instabilité dugouvernement ?
On parle avec mépris des choix populaires.
Mais consultons d’abord l’expérience. Nous con-naissons assez l’histoire d’Athènes et de Rome, poursavoir à quels choix une méthode d’élire très-gros-sière a conduit des peuples où la majorité des ci-toyens, bien loin d’avoir des lumières, était livréeà l’ignorance et aux plus absurdes préjugés. Or, onvoit que rarement ces choix tombaient sur deshommes incapables ; que plus rarement encore ceserreurs étaient durables : on voit que, dans le tempsoù le peuple marquait le plus d’aversion pour lescitoyens considérables par leur naissance ou leurs
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