SUR UK JUGEMENT DE LOUIS XVI. 3or
tence de Louis XVI est-elle favorable ou contraireaux partisans sincères ou simulés, étrangers ou fran-çais, de la royauté constitutionnelle ou de la royautéhéréditaire? Est-il avantageux ou non pour leursprojets, que le trône qu’ils veulent relever puisse êtreoccupé par un enfant, ou doive l’être nécessairementpar un homme avili pour sa conduite, odieux pourses crimes? Est-il de l’intérêt de la république fran-çaise de diminuer l’intervalle qui sépare du trôneles individus résidant dans les pays étrangers, où ilsseront longtemps les instruments actifs et dociles detous nos ennemis?
En un mot, comme l’existence de ces prétendantshéréditaires est un mal nécessaire, les changementsdans l’ordre de ces prétentions, dans les intérêts, dansles espérances, dans les moyens des individus appelésà cette absurde substitution, peuvent-ils avoir sur laconservation de notre liberté une influence réelle?
Notre sévérité effrayera-t-elle, irritera-t-elle les roisennemis et les dévots à la royauté ? L’opinion en-core chancelante de plusieurs peuples sera-t-elle alié-née ou encouragée?
Ces questions, auxquelles il est difficile de répondreavant d’avoir pu observer l’effet que nos premièresrésolutions produiront sur la France et sur l’Europe,semblent exiger que la Convention nationale se ré-serve le droit de modifier le jugement du tribunal,ou de le remettre au peuple, en lui indiquant lesmoyens de l’exercer.
Si le jugement était favorable, ne resterait-il au-cun droit à la nation sur l’homme quLa été roi? Sup-