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Tome douzième.
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LETTRE DE JUNIUS

’il'X

l’unique manière de lire les ouvrages quand on veutles bien entendre.

Ce n’est point,dites-vous, à la nation française queGeorge III fait la guerre; c’est à certains principesdestructeurs de toute morale, adoptés par cette na-tion , ou plutôt par ceux qui la gouvernent.

Est-ce dans sa constitution que vous les trouvez,ces principes....? Je l’ouvre, j’y cherche ce qui la dis-tingue de celles des autres peuples qu’on est con-venu d’appeler libres.

J’y vois i° que le peuple, souverain de fait, commeil l’est de droit, conserve, en tous les temps, le pou-voir et les moyens de réformer toutes ses lois sansaucune exception ;

2° Que tout homme parvenu à l’âge où l’on veutsupposer la raison entièrement formée, jouit de laplénitude de ses droits , sans avoir à souffrir d’au-cune de ces inégalités plus ou moins absurdes quisouillent tous les autres codes.

Le reste est conforme aux principes que Sa Ma-jesté Britannique veut bien tolérer dans quelques ré-publiques suisses et dans les Etats-Unis d’Amé-rique.

Je ne parle point des articles qui ont pour objetl’organisation des pouvoirs ; vous ne pensez sûre-ment pas que l’unité législative soit incompatibleavec la morale, et que, pour être honnête homme,il faille absolument croire à la trinité parlementaire,comme à celle de la liturgie.

Voici donc la traduction littérale du manifestede George III : « Je veux que les Anglais payent