Band 
Tome douzième.
Seite
323
JPEG-Download
 

A WILLIAM P1TT.

32 3

« d’énormes taxes ; qu’ils exposent leur vie , de« peur qu’à l’exemple des Français, ils n’aient un« jour Y immoralité de se croire en droit de dé-« ranger ma prérogative royale; car je voudrais bien« en faire un droit divin , quoique mon trisaïeul« l’ait reçue de leur pure bonté. Je veux qu’ils se fas-« sent égorger devant Toulon, pour prouver à l’u-« nivers qu’ils ne doivent pas être aussi libres que« leurs grands-pères. Je veux que ceux de mes su-« jets qui ne sont ni pairs, ni francs-tenanciers, ni« membres des bourgs à députation, soient forcés,« à coups de nerfs de bœuf, de monter sur mes« flottes, pour m’aider à noyer quiconque ose les« croire dignes de devenir des hommes libres. »

C’est donc aux droits des Anglais, que George adéclaré la guerre en leur nom.

Regarderiez-vous l’autorité de la Convention fran-çaise comme une usurpation immorale? Vous crovezdonc, que l’Assemblée législative n’a pas eu le droit desuspendre le pouvoir royal et de consulter le peu-ple? Or, vous ne pouvez le croire, sans adopter l’o-pinion qu’une constitution ne peut être réforméeque par des moyens antérieurement établis par elle.Vous condamnez donc la révolution de 1689? Eneffet, ou la suspension du tyran Bourbon a été légi-time , ou l’expulsion du tyran Jacques était uncrime; ou les Français ont eu le droit de détruire laroyauté , ou les Anglais n’avaient pas celui de briserl’ordre de la succession pour appeler la maison deHanovre.

Le roi sarde est donc votre véritable roi? Aussi lui

21 .