A WILLIAM PITT.
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de pourvoir au remplacement indispensable de quel-ques-unes. Les Français se sont-ils attribué ce der-nier droit, suivant l’usage des autres nations? Non :ils se sont contentés de le reconnaître dans ceux quil’avaient reçu de la nature, dans la masse des habi-tants du pays même.
Mais pourquoi n’avez-vous pas témoigné le mêmezèle contre Frédéric-Guillaume, lorsque, occupantpar hasard deux villes françaises, il y rétablit, mal-gré le vœu du peuple, et l’autorité royale que lepeuple ne reconnaissait plus, et un clergé fanatiquedont la volonté nationale avait irrévocablement dé-truit les usurpations? Pourquoi vous-même, maîtrede Toulon par une lâche trahison, vous êtes-vousempressé d’y établir une constitution et des lois reje-tées par la nation française ? Pourquoi y avez-vousfait reconnaître un fantôme de roi? Tout serait-ildonc permis en faveur des tyrans contre les peu-ples, et n’y aurait-il immoralité qu’à soutenir lacause des peuples contre les tyrans?
Vous ferez la paix, dites-vous, avec la nationfrançaise, quand elle aura une constitution bienétablie, un gouvernement fixe, dignes de la con-fiance des autres peuples. Sans doute, vous n’avezpas voulu dire que vous continueriez la guerre, tantque les troubles intérieurs de la France vous laisse-raient quelque espoir. Cela serait trop niaisementmachiavélique. Par ce gouvernement, avec lequel onpourra traiter solidement, vous entendez sûre-ment ce juste degré d’esclavage auquel vous voudriezréduire la nation anglaise. L’exemple d’une liberté