376 EXPOSITION DES PRINCIPES ET DES MOTIFS
étal d’exercer des fonctions plus étendues. Ces com-munes deviennent alors des espèces de villes oùseulement la population est plus dispersée; il existe,entre elles et les villes d’une médiocre étendue, unesorte d’égalité de population et de richesses, et cetordre de divisions est encore indiqué par la nature;mais elle-même en a aussi déterminé les limites. Sila distance de l’habitation la plus éloignée du lieuoù les pouvoirs sociaux s’exercent, est trop grandepour qu’un individu, même faible, ne puisse s’ytransporter commodément, y suivre une affaire, etretourner dans son domicile pendant la durée d’unjour, on excède les bornes naturelles de l’étendued’un pouvoir dont ceux qui en dépendent éprou-vent habituellement le besoin.
Mais si l’on se renferme dans ces mêmes limites,et qu’on se borne îi ce second ordre de divisions, ilen résulte une inégalité trop marquée de population,de richesses, d’importance, et, par conséquent,d’influence politique entre ces communes et lesgrandes villes.
Une correspondance immédiate entre ces com-munes et le conseil national deviendrait trop com-pliquée, ou même presque impraticable : elle seraitexposée à une confusion dangereuse. Il faudrait, oudonner une grande étendue aux autorités établiesdans ces communes, ce qui multiplierait le nombredes agents, et ne permettrait pas d’en trouver d’as-sez instruits, ou conserver au conseil exécutif et àses bureaux une action immédiate sur un tropgrand nombre d’objets; action qui ne serait sans