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Tome douzième.
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385
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Dü PLAN DE CONSTITUTION. 385

être regardée comme volontaire par la facilité à s’ysoustraire.

D’autres ont pensé, au contraire, que les droitspolitiques devaient appartenir à tous les individus,avec une entière égalité, et que si l’on pouvait légi-timement en soumettre l’exercice à des conditions,c’était seulement à celles qui seraient nécessaires pourconstater que tel homme appartient à telle nation, etnon à telle autre; et dans le cas où tous les citoyensne peuvent voter dans un même lieu, pour déter-miner à quelle assemblée chaque individu doit ap-partenir.

Jusqu’ici, tous les peuples libres ont suivi la pre-mière opinion; la constitution de 1791 s’y étaitaussi conformée, mais la seconde nous a paru plusconforme à la raison, à la justice, et même à unepolitique vraiment éclairée. Nous n’avons pas cruqu’il fût légitime de sacrifier un droit naturel ,* avouéparla raison la plus simple, à des considérations dontla réalité est au moins incertaine. Nous avonssenti qu’il fallait, ou se borner à des distinctionsinsignifiantes et sans objet réel, ou donner à cesexclusions une étendue à laquelle un peuple amide l’égalité, généreux et juste, ne s’avilirait pas àconsentir.

Nous n’avons pas cru qu’il fût possible, chez unenation éclairée sur ces droits, de proposer à la moi-tié des citoyens d’en abdiquer une partie, ni qu’ilfût utile à la tranquillité publique de séparer un peu-ple activement occupé des intérêts politiques, endeux portions, dont l’une serait tout, et l’autre rien,XII. 25