DU PLAN DE CONSTITUTION.
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servir de base à uneclistinction aussi importante quecelle de la jouissance ou de la privation des droitspolitiques.
La dépendance, qui ne permet pas de croire qu’unindividu obéisse à sa volonté propre, pourrait sansdoute être un motif légitime d’exclusion ; mais nousn’avons pas cru qu’il fût possible de supposer l’exis-tence d’une telle dépendance sous une constitutionviaiment libre, et chez un peuple où l’amour del’égalité est le caractère distinctif de l’esprit public.Les relations sociales qui supposeraient une telle hu-miliation , ne peuvent subsister parmi nous, et doi-vent prendre bientôt une autre forme. Enfin, puis-que le code entier de nos lois consacre l’égalité civile,ne vaut-il pas mieux que l’égalité politique y règneaussi tout entière, et serve à faire disparaître ce quireste de cette dépendance , au lieu de la consacrer,en quelque sorte, dans nos lois nouvelles?
D’autres considérations ont achevé de nous dé-terminer : telle est la difficulté de fixer les limites où,dans la chaîne des dépendances qu’entraîne l’ordresocial, commence celle qui rend un individu del’espèce humaine incapable d’exercer ses droits; telleest la crainte de rendre plus dangereuse la dépendancede quelques classes d’hommes qui échapperaient àl’exclusion, celle de donner, pour l’avenir, un prétexteà des exclusions nouvelles; celle enfin de séparer ungrand nombre d’individus de l’intérêt social, de lesrendre indifférents, ou même ennemis d’une libertéqu’ils ne devraient point partager. Ainsi, nous avonscru que l’intérêt public, d’accord avec la justice, nous
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