A TOUS LES PEUPLES.
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romain ; mais ces hommes ne se sont-ils pas mon-trés individuellement les ennemis de la nation fran-çaise? Nous était-il permis d’employer nos forces àfaire payer ces mêmes redevances que nos lois ontflétries comme des usurpations?Pouvions-nous lais-ser aux corporations ecclésiastiques des richessesdéjà destinées à nous faire la guerre ? Le territoireoù les nobles et les prêtres conserveraient assez decrédit pour rester autre chose que des hommes,est-il un pays où nous puissions nous flatter detrouver des alliés ?
Quand les usages de la guerre nous permettraientde percevoir pour nous-mêmes les contributionssubsistantes, nous les avons supprimées parce qu’ellesavaient été imposées par une autorité illégitime.Nous ne les avons pas rétablies, même provisoire-ment, parce que ce droit n’appartient qu’au peuplemême qui doit les acquitter.
Nous nous sommes réservé de traiter avec lesdépositaires légitimes de l’autorité, dans une cons-titution nouvelle, sur la juste indemnité que nouspouvions prétendre , sur la portion des dépenses dela guerre que les nations affranchies par nous de-vaient supporter. Et ce sont ces ménagements scru-puleux pour les droits des hommes, ce respect pourla souveraineté des peuples, que l’on ose travestiren actes de tyrannie !
La France a jusqu’ici déclaré la guerre, mais c’estaprès avoir fait, pour l’éviter, tout ce que l’intérêtde sa sûreté pouvait lui permettre. Devait-elle at-tendre que des ennemis perfides, réunissant contre
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