Band 
Tome douzième.
Seite
516
JPEG-Download
 

5x6

la nation française

elle toutes leurs forces, préparant dans son sein dehonteuses intelligences , l’épuisant en préparatifs dedéfense, décidassent du moment où elle paraîtraitleur offrir une proie plus facile?

L’empereur avait sollicité une ligue contre laFrance; il avait réussi à la former. Le projet de dé-truire la liberté française était ouvertement annoncédans le traité de Pilnitz.

Les rassemblements d’émigrés étaient désavoués,mais protégés par la cour impériale. Ses ministrestraitaient publiquement avec leurs émissaires; sestroupes, disposées pour les soutenir, forçaient laFrance à tenir sur ses frontières des armées dontl’inactivité favorisait les manœuvres employées pourles corrompre, et facilitait les complots ou la dé-sertion des officiers.

La France a demandé vainement l’assurance quela ligue formée contre elle serait rompue; elle a de-mandé vainement la dispersion des émigrés, ou dumoins la promesse que les troupes autrichiennesne s’y opposeraient pas, si nous la tentions à forcearmée; et les réponses officielles deVienne n’ont étéque de nouvelles promesses de soutenir le roi contrela nation, et des offres de protection pour les conspi-rateurs, déguisées avec une maladresse volontaire.

C’est sans aucun prétexte, c’est pour signaler sahaine contre la liberté et son dévouement à la mai-son d’Autriche, que le roi de Prusse a prodigué lesang de ses soldats, qu’il a épuisé les trésors arra-chés à son peuple, sous prétexte de le défendre con-tre l’ambition autrichienne.