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LA NATION FRANÇAISE
fendaient la liberté contre les attentats et les perfi-dies du trône.
Le roi d’Angleterre et ses ministres, cachant leursintentions ennemies sous une apparente neutralité,montrèrent de l’intérêt pour la personne de Louis ,et parurent ne pas s’apercevoir qu’il existât en Franceune nation. Les orateurs dévoués à leurs passionss’occupèrent, dans leurs discours, non à plaindre leroi des Français, mais à calomnier le peuple. Ils fei-gnaient de croire que la France avait disparu de1 Europe depuis qu’elle y paraissait comme une na-tion libre. Mais quelle était donc cette amitié deGeorge pour Louis ? Lorsque les armées autri-chiennes menaçaient nos frontières; lorsque le roide Prusse, l’allié de l’Angleterre, y joignait les sien-nes , quels efforts a faits le gouvernement anglaispour arrêter cette guerre contre un pays où Louisétait roi, contre un peuple dont Louis ne pouvaitséparer les intérêts des siens sans se déclarer parjure?Qu’a t-il fait pour prévenir les dangers personnelsauxquels il était si évident que cette guerre allaitexposer le roi des Français? Rien.
Cette amitié royale n’était-elle donc qu’une hypo-crisie perfide? ou George savait-il que Louis étaitd’intelligence avec les ennemis de la nation fran-çaise ?
Cependant l’indignation du peuple renverse cetrône.
Ses représentants suspendent les fonctions royales;une Convention est appelée, et la royauté est abo-lie, !\os ennemis pénètrent dans le sein de la France,