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Tome douzième.
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A. TOUS LES PEUPLES.

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et semblent la menacer d’une conquête; mais bien-tôt leurs succès ont un terme, et les Français vic-torieux occupent les Pays-Bas, Liège, la Savoie etMayence.

Quelle a e'té, pendant ces événements, la conduitedu gouvernement anglais? Pour la bien juger, ilfaut se rappeler qu’il existe en Angleterre une an-tique opinion , qui suppose à la couronne des droitsséparés de ceux de la nation. Les lois constitution-nelles ne sont qu’une transaction passée entre lepeuple et la famille des rois, et ce contrat est à ja-mais obligatoire pour les descendants de ceux quil’ont formé. Le consentement du roi est aussi né-cessaire que celui du peuple, pour changer les con-ditions de ce pacte réciproque.

Cette opinion, qui a conduit Strafford et Land àl’échafaud, qui a coûté la vie à Charles 1 er , et le trôneà Jacques II ; cette opinion, qui a longtemps arméun parti de Jacobites contre la maison de Hanovre,n’a jamais cessé d’être celle de la cour d’Angleterre.Et c’est d’après ce principe que, ne regardant commelégitime ni la suspension du pouvoir royal prononcéepar l’Assemblée législative, ni même l’abolition de laroyauté décrétée par la Convention nationale, ellea refusé de reconnaître comme ministre de la Répu-blique française celui quelle avait reconnu pourambassadeur du roi. Ainsi, cette première insulte àla liberté française était encore plus un outrage auxdroits du peuple anglais.

Nos succès forcèrent le ministère britannique àquitter le masque de sa politique incertaine et li-