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Tome douzième.
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5ao LA. JYATION FUAJVÇAISJ2

mide : ils ne lui permettaient plus d’espérer qu’illui suffirait d’aider de ses vœux et de ses intriguesla ligue formée contre la France. Il fallait y prendreune part active, ou s’exposer au malheur de voirles droits des peuples l’emporter sur les rois et leursprojets usurpateurs. Dès lors les préparatifs de laguerre, le soin d’en ménager les prétextes, lesmoyens de la faire désirer, ou du moins souffriravec patience par la nation anglaise, devinrent l’ob-jet unique des combinaisons ministérielles.

On supposa des troubles causés par la contagiondes principes français, et l’on fit croire à leur réalitépar les précautions extraordinaires employées poul-ies prévenir. Les Français ennemis de leur patriesont accueillis avec transport. Un bill autorise le roià choisir ceux des étrangers à qui le libre séjour duterritoire britannique serait encore permis; et l’An-gleterre, qui se vantait autrefois d’être l’asile de laliberté persécutée, ne reçoit plus dans son sein queles hommes sur le front desquels ses ministres ontreconnu le sceau de la servitude.

Tandis qu’on encourage la fabrication des fauxassignats , la circulation des vrais est défendue parune loi contraire à tous les principes du commerceet violatrice de la liberté. Cependant on était par-venu à rendre odieuse la nation française, à forcede répandre et de multiplier les calomnies. Si quel-ques citoyens anglais osaient montrer le désir devoir les abus se corriger, la liberté s’appuyer surune base plus solide, et l’égalité cesser d’être ou-tragée, ils étaient désignés comme des ennemis du