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Tome douzième.
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5îÜ LA. NATION FKANCA1SF.

punir un de ses fonctionnaires publics, qui l’avaittrahie ; et parce que cet homme avait porté le nom deroi, le ministre anglais a signifié l’ordre de sortir duterritoire à l’ambassadeur de France, régulièrementaccrédité au nom de la République. Ainsi, les roisont un caractère sacré, supérieur à la volonté despeuples. Ainsi, dès qu’il s’agit d’un roi, ceux quiportent le même titre sont dispensés de reconnaîtrela souveraineté des nations voisines. Ainsi, tous lespeuples qui ont le malheur d’accorder une fois cetitre, ne peuvent plus espérer d’exercer leur libertéqu’au gré des rois étrangers.

Chaque nation dépend à la fois de tous les rois,et une chaîne éternelle, indestructible, attache l’hu-manité entière au joug de quelques familles. Il n’estdonc aucune démarche du gouvernement anglais quine soit un attentat contre les droits du genre humain ;il n’en est aucune qui ne montre tout le délire dudespotisme dans celui qui l’a ordonnée, toute la bas-sesse de la servitude dans ceux qui l’ont souscrite.

La France ne pouvait souffrir ce dernier outrage.Différer de déclarer la guerre n’était pas prolongerla paix, mais donner seulement à l’Angleterre l’avan-tage de fixer le moment des hostilités.

Le stathouder des Provinces-Unies, esclave à lafois de la Prusse et de l’Angleterre, n’a plus de vo-lonté quand les leurs se sont réunies. Sa feinte neu-tralité avait été rompue dès longtemps, et par lafaveur accordée aux fahricateurs de faux assignats,et par les obstacles mis au transport des armes des-tinées à notre défense.